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Soirées musicales de fin d'été

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Nous avons eu le plaisir de recevoir le Quatuor à cordes Franz , venu de Paris pour jouer chez nous, au Bearn des gaves. Quand je dis chez nous, c’est aussi pour préciser que le quartier général durant ces journées de concerts était bien au castet des Antys, vétuste demeure du 18e siècle, rénovée il y a une dizaine d’années, mais sans les améliorations exigées par l’État pour éviter qu'elle soit qualifiée de « passoire thermique ». Il s’agit d’une bâtisse encore authentique (avec 27 fenêtres cintrées, sans double vitrages), tout à fait convenable pour y accueillir les œuvres intimes des grands compositeurs de l’époque : en l’occurrence Wolfgang Amadeus Mozart, dont le Quatuor à cordes No. 15 en ré mineur, K. 421, avait été écrit en 1783, et Joseph Haydn, qui écrivit son Quatuor en ré mineur op.76 No. 2 «  Les quintes  », en 1797. Voilà pour le concert du 31 août, dont je viens de dévoiler le programme. Concert suivi d’un buffet convivial, où le public aura eu ...

L'épuisement

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Ça y est, c’est presque fini… mais personne ne comprend pourquoi. À ce stade la science n’apportera aucune innovation salvatrice, même si la technologie cherchera encore à tout contrôler jusqu’à la dissolution finale. L’explication est pourtant simple. Il suffit de se pencher sur la pratique néfaste de l’abstraction et de la place prépondérante qu’elle occupe au cœur de notre activité mentale. Son rôle, au fil des siècles, nous a amené à une falsification presque complète de ce qui « est », au profit d’une réalité artificielle manipulée par des technocrates indifférents aux conséquences de cette transformation.      Nous sommes obligés de constater qu’il est pratiquement impossible de s’attaquer à l’apport culturel et scientifique des grands génies déifiés par l’élite occidentale, défoncée par son addiction au progrès. La capacité de la caste savante à mettre en place un système infaillible, basé sur l’usage de la logique et de la raison, a donné naissance à...

Futuroscope panoptique

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Nous vivons à une époque où la technologie apporte de nouveaux éléments de contrôle, capables de transformer la société de manière irréversible. L’intelligence artificielle, telle qu’elle se présente avec la plateforme GPT ( Generative Pre-trained Transformer ), va remplacer notre intuition créative par une mimétique infernale. L’ouverture d’esprit, nécessaire à la survie de l’individu dans un monde faussé par des algorithmes générateurs d’informations invérifiables, exige une liberté de penser qui ne doit pas être bridée. Un narratif politique envahissant se profile à l’horizon et l’autorité de ce narratif s’étend déjà de manière récursive à d’autres domaines. S’appuyant sur des schémas cognitifs perfectionnés à l’aide de bases de données massives, la plateforme s’entraîne sur de nouvelles données.      Notre perception de la réalité est cannibalisée par ce mécanisme transformateur répétitif, truffé de préjugés, où l’information se met obligatoirement au service du...

En Californie (fin)

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En sautant d’un continent à l’autre, en plein hiver, comme nous l’avons fait, nous avons été forcés de remettre nos préjugés en question, surtout en ce qui concerne l’évolution du climat en Californie. Entérinés au sein d’un dogme inébranlable, tout aussi insidieux que celui qui a servi à propulser le grand véhicule du Covid, piloté par les médias, ces préjugés nous poussent à anticiper les effets d’une menace surestimée dès le départ.    Dans le cas du climat, tout portait à croire que les choses n’allaient qu’empirer, la Californie étant l’exemple le plus frappant de ce qui attendait le reste du monde : réchauffement, sécheresse, manque d’eau, feux de forêt, etc. Comme la photo ci-dessus l’indique (elle a été prise au lac Tahoe), les choses peuvent vite changer. Dans l’ensemble nous avons eu droit à l’hiver le plus froid et le plus abondant en précipitations des cinquante dernières années‒‒ et ce n’est pas fini. Tout cela pour dire que s’il y a incontestablement de...

En Californie (suite)

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Le temps passe et mon immersion californienne se poursuit au rythme des activités familiales pré-programmées, interrompues par un détour ou deux vers quelque lieu familier, fréquenté autrefois.     C’est d’ailleurs lors d’un déjeuner rapide dans un restaurant pakistanais, à Berkeley, où je venais souvent, que j’ai eu l’occasion d’entendre une conversation animée à la table voisine, où l’on s’attaquait aux choses qui fascinent la génération montante. Il s’agit bien entendu de l’Intelligence Artificielle et de l’apport immédiat fourni par l’application ChatGPT, qui permet de dialoguer en ligne avec un logiciel capable de fournir des réponses sans faute aux problèmes qui lui sont posés. Une sorte de lampe d’Aladin à portée de tous, où le génie complice s’invoque sans trop d’effort.    On aurait pu penser que mes voisins de table se seraient intéressés à la possibilité de lui faire écrire une lettre de motivation dans un style personnalisé ou de lui demander de ...

Retour en Californie

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Me voici dans la baie de San Francisco depuis un mois, à nouveau en résidence temporaire dans la région où j’ai passé cinquante ans de ma vie et où je reviens pour la première fois après trois années d’absence liées aux restrictions sanitaires du Covid.    Le premier article de ce blog, publié à cette époque, n’était qu’une réaction immédiate aux contraintes hors-normes imposées par la soi-disant lutte contre la « pandémie », transformée entre-temps en opération de flicage techno-assistée à l’échelle mondiale. Le comportement passif-agressif des médias chargés de faire durer la crise, tout en y ajoutant la menace d’une guerre sans fin (en attendant la pandémie suivante), ne surprend même plus. Le chaos s’installe sans opposition de la part d’une société fatiguée et abrutie, soumise aux sollicitations soutenues d’un triomphalisme impérial hallucinant, colporté par une classe dirigeante imbue d’elle-même et de son réseau mondialiste omniprésent. Le problème vie...

Un fantôme anarchiste ?

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Il est temps de parler de choses sérieuses. Le monde virtuel vers lequel la cité panoptique nous dirige (pour nous y emprisonner à jamais), émerge rapidement d'un chaos institutionnalisé et instrumentalisé par l'élite transhumaniste fébrile, impatiente de s’affranchir de l’ultime étape : celle qui mène au contrôle total de notre humanité caduque, à présent inutile. Le projet ne date pas d’hier et il est temps de réagir. Il est relativement aisé de prouver que toutes nos institutions (sans exception et à l’échelle globale) sont à présent corrompues et qu’il est inutile de chercher des solutions à ce déclin irréversible en se réclamant d’un système politique quelconque, tout en prétendant le réformer ou le révolutionner. Les slogans d’antan ne sont même plus crédibles. Droite, gauche, capitaliste, communiste, centriste : aucun mouvement ne parviendra à imposer son idéal, dépassé depuis longtemps. Le chaos va tout dissoudre. Il reste néanmoins la certitude que la catastrop...

La fin des Lumières

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Au sens propre et au sens figuré… L’implosion des valeurs occidentales, dites des « Lumières », établies suite aux révolutions scientifiques et sociales de la deuxième partie du 18e siècle, est sur le point de s’achever de manière catastrophique. Il est temps de revenir sur ce qui s’est passé avant que la longue nuit qui nous attend ne s’installe.      Dans ce qui suit, je vais m’inspirer d’un article récent , publié par Alastair Crooke, ancien diplomate anglais et contributeur régulier au site Strategic Culture Foundation  ; auteur que le journal Le Monde présentait déjà avec prudence en 2009  :  « En dépit de son exquise courtoisie, de sa grande discrétion, et de son âge, mûr sans être trop avancé, Alastair Crooke est sans aucun doute jugé excessivement transgressif, trop acéré, et déraisonnablement engagé. Citoyen irlandais et britannique, ancien espion au service de Sa Majesté (il n’en dira pas un traître mot), aujourd’hui installé ...

Soirées culturelles du 12 et 13 juillet 2022

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Revenus en dernière minute de notre périple de quelques semaines à travers la Bretagne, la Sarthe et la Vendée, nous avons eu juste le temps de récupérer le pianiste Guillaume Vincent à la gare d’Orthez, le 9 juillet au soir, peu de temps avant les deux récitals programmés pour le courant de la semaine. Dans le cadre de son troisième passage par le Béarn des Gaves, Guillaume était attendu au Château d’Orion, le 12 juillet, avec un programme dédié au Six Moments Musicaux de Schubert, suivis par les Six Moments Musicaux de Rachmaninov, le tout introduit par la Fantaisie No.4, en ut mineur de W.A. Mozart, connue pour ses changements de tonalité gravitant autour d’une tonalité en ut mineur , aux sonorités à la fois tragiques et romantiques.    L’interprétation de Guillaume, où la retenue et l’approche sobre dominent, nous guide hors du monde sombre d'un vide sans nom. L’informe se transforme petit à petit en musique par une montée en intensité qui préfigure la chevauchée mu...