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La fin des Lumières

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Au sens propre et au sens figuré… L’implosion des valeurs occidentales, dites des « Lumières », établies suite aux révolutions scientifiques et sociales de la deuxième partie du 18e siècle, est sur le point de s’achever de manière catastrophique. Il est temps de revenir sur ce qui s’est passé avant que la longue nuit qui nous attend ne s’installe.      Dans ce qui suit, je vais m’inspirer d’un article récent , publié par Alastair Crooke, ancien diplomate anglais et contributeur régulier au site Strategic Culture Foundation  ; auteur que le journal Le Monde présentait déjà avec prudence en 2009  :  « En dépit de son exquise courtoisie, de sa grande discrétion, et de son âge, mûr sans être trop avancé, Alastair Crooke est sans aucun doute jugé excessivement transgressif, trop acéré, et déraisonnablement engagé. Citoyen irlandais et britannique, ancien espion au service de Sa Majesté (il n’en dira pas un traître mot), aujourd’hui installé ...

La voix de son maître

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La situation évolue vite… À partir du 24 février 2022, et en moins de 24 heures, nous sommes passés des menaces d’un virus en mutation constante, relégué aux oubliettes, à celles d’une guerre à l’échelle européenne liée au déploiement de forces russes en Ukraine. Face à cette urgence, la presse n’a pas eu le temps d’établir un bilan crédible de nos luttes contre la pandémie. Elle s’est néanmoins précipitée sur l’aubaine d’une nouvelle panique, immédiatement exploitable grâce à l’auditoire acquis, tenu en laisse depuis deux ans. Toujours le même : composé de ceux qui croient au narratif orwellien qui les manipule.      Acte II, scène 1 : lumière ! On recommence ! Le décor est en place. On y installe des généraux en retraite inféodés à l’OTAN. Ils sont là pour remplacer les médecins de plateaux et les scientifiques sans scrupules, prêts à injecter leurs saloperies inutiles à des enfants en bas âge. Place donc aux militaires qui vont nous éclairer sur la stratég...

Laissez faire Lucifer

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Le titre de l’article fait très polar de troisième zone, mais il s’agit de s’appuyer sur une formule poétique suffisamment fluide pour donner un sens immédiat à ce qui nous arrive. Maintenant que les forces de la « lumière » se sont imposées, il faut repartir sur une base incantatoire plus stable pour communiquer avec ceux qui nous dirigent à travers l’obscurité ambiante.      Historiquement, nous sommes à nouveau chez Dostoïevski, dans Les démons ou Les possédés , selon les esprits sensibles à la nuance. Monde moderne, aux mains de technocrates ambitieux, où les révolutionnaires de Dostoïevski ont été recyclés en gestionnaires occultes de la santé publique et de l’identité. Politiciens opportunistes, journalistes menteurs, hommes de science sans conscience, nihilistes en blouse blanche, tous guidés par les dogmes pervers de la cité panoptique, nous forcent à vivre dans un état d’urgence permanent, sans qu’il n’y ait de résistance de la part d’une masse citoy...

Pourquoi?

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C’est la question que beaucoup de personnes se posent. Surtout celles qui absorbent mal les directives venues d’en haut. Tout le monde n’arrive pas à suivre les revirements contradictoires du récit officiel concernant la pandémie. Récit prédictif, plutôt qu’objectif, dont la trame ressemble étrangement à celle d’un roman d’épouvante classique, peuplé de vampires aux baisers contagieux, livré au grand public en épisodes surchargés de drames intimes et de menaces confortant sa psychose. En France, la virulence exagérée de la « pandémie », replacée dans son contexte par l'affichage des ressources hospitalières à présent disponibles, montre bien qu’il n’y a pas d’urgence. Plus besoin d’ aplatir la courbe . Tout le reste n'est que fiction : la reprise de l’épidémie, les taux de contagion en hausse (manifestement sans impact sur le taux d’hospitalisation, ce qui indique clairement que la majorité des porteurs est hors danger, puisqu’elle n’a pas besoin d’être soignée), l...

Volonté d’impuissance

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On croit rêver… L’actualité déroule ses bandes sur toutes les chaînes de télévision, mais les images semblent provenir d’un épisode de La planète des singes , où les simiens sont fermement installés au pouvoir, avec l’humanité en cage. Aux États-Unis, nous sommes passés instantanément d’une isolation très stricte, aux bains de foule journaliers institués par la dernière révolte contre le racisme et les exactions policières. Série à la Netflix, avec ses héros, ses méchants, ses traîtres et ses rangées de pénitents agenouillés en public, sous l’œil des caméras, pour demander pardon. On pourrait presque croire qu’il s’agit de quelque chose de spontané: d’un soulèvement des masses populaires (comme on disait autrefois), prélude à une action militante universelle, capable de renverser les préjugés existants et de soumettre un capitalisme débridé, avant d’endiguer les dérives d’une politique élitiste à tendance totalitaire. Mais voilà, quelques images jurent avec les expli...

Le fantôme se souvient

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J’avais raison… La ville de San Francisco, légèrement en retard sur la France, se trouve quand même à l’avant-garde du quadrillage en ces premiers jours du grand déconfinement. Voici l’agencement des cellules créées durant le Memorial Day week-end sur l’esplanade verte du Dolorès Park, située dans le quartier le plus cool de la ville. S’il reste un semblant de civilisation dans 100 ans, les gens regarderont ces images en se demandant comment une idée pareille a pu faire son chemin dans l’esprit des foules. Car il s’agit bien de reconnaître une pathologie qui doit être étudiée dans le cadre des maladies mentales, et non d’un comportement naturel face à un risque d’infection quelconque. Belle image d’un public format é (comme un disque dur) et prêt à servir de support aux programmes qui ne manqueront pas de suivre. Observons la répartition d’ensemble, composée de cellules uniformément distribuées. Elle rappelle l’architecture de base de la cité panoptique. Sauf qu’ici ...

Univers parallèles

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Huit heures du matin : Alexia et moi venons de déposer Christine à l’aéroport de San Francisco, point de départ d’un long périple vers Paris, mais aussi vers les dimensions cachées de l’univers covidique qui nous préoccupe. La première étape de ce voyage, digne d’une série de science-fiction, se fonde sur une image indélébile (et peut-être même débile) : celle d’un passager hyper conscient des normes de distanciation sociale en vigueur.  Pour plus de précision, il s’agit du hall d’embarquement du terminal 3, de l’aéroport de San Francisco. Nous sommes en plein rêve éveillé. Ce n’est pas un astronaute qui part en direction de la Lune dans la dernière fusée de SpaceX, développée pour mettre les voitures d’Elon Musk en orbite autour du soleil, mais un passager ordinaire qui s’assume, prenant le risque de monter dans un avion de ligne quasiment vide en cette période de pandémie galopante.  La dissonance cognitive suit son cours. Dans la baie de San Franc...