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Soirées musicales de fin d'été

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Nous avons eu le plaisir de recevoir le Quatuor à cordes Franz , venu de Paris pour jouer chez nous, au Bearn des gaves. Quand je dis chez nous, c’est aussi pour préciser que le quartier général durant ces journées de concerts était bien au castet des Antys, vétuste demeure du 18e siècle, rénovée il y a une dizaine d’années, mais sans les améliorations exigées par l’État pour éviter qu'elle soit qualifiée de « passoire thermique ». Il s’agit d’une bâtisse encore authentique (avec 27 fenêtres cintrées, sans double vitrages), tout à fait convenable pour y accueillir les œuvres intimes des grands compositeurs de l’époque : en l’occurrence Wolfgang Amadeus Mozart, dont le Quatuor à cordes No. 15 en ré mineur, K. 421, avait été écrit en 1783, et Joseph Haydn, qui écrivit son Quatuor en ré mineur op.76 No. 2 «  Les quintes  », en 1797. Voilà pour le concert du 31 août, dont je viens de dévoiler le programme. Concert suivi d’un buffet convivial, où le public aura eu ...

La fin des Lumières

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Au sens propre et au sens figuré… L’implosion des valeurs occidentales, dites des « Lumières », établies suite aux révolutions scientifiques et sociales de la deuxième partie du 18e siècle, est sur le point de s’achever de manière catastrophique. Il est temps de revenir sur ce qui s’est passé avant que la longue nuit qui nous attend ne s’installe.      Dans ce qui suit, je vais m’inspirer d’un article récent , publié par Alastair Crooke, ancien diplomate anglais et contributeur régulier au site Strategic Culture Foundation  ; auteur que le journal Le Monde présentait déjà avec prudence en 2009  :  « En dépit de son exquise courtoisie, de sa grande discrétion, et de son âge, mûr sans être trop avancé, Alastair Crooke est sans aucun doute jugé excessivement transgressif, trop acéré, et déraisonnablement engagé. Citoyen irlandais et britannique, ancien espion au service de Sa Majesté (il n’en dira pas un traître mot), aujourd’hui installé ...

Aux abords du printemps

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-2 degrés à Salies dans la nuit du 9 au 10 mars ! Les saints de glace sont encore loin (du 11 au 13 mai), mais le temps s’améliore. La nature parvient enfin à s’exprimer. Les fleurs poussent et les arbres fruitiers, jusqu’ici endormis, explosent en formes asymétriques d’une blancheur sidérante, pétales pointillistes frissonnant au vent sous la lumière du jour qui s’allonge. La vie reprend sur les prairies béarnaises, séparées de hautes haies ou souvent même par des bois. Les surfaces, d’un vert soutenu, ondulent de colline en colline au cœur d’un paysage bucolique, inchangé depuis des siècles. Tout s’agite : la faune locale court pour échapper aux battues menées contre la prolifération des sangliers ; les marchés en plein air attirent une foule de plus en plus nombreuse. Au Béarn des gaves tout renaît et pousse sans effort. Cette année les magnolias sont particulièrement impressionnants. Bien placés sur les plate-bandes accommodantes d’un château ou dans la cour d’une ma...