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Affichage des articles associés au libellé Wagner

La lutte contre l’État profond

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Je suis en Californie depuis près de deux mois et en profite pour me plonger dans les arcanes de l’État profond, histoire de mettre en valeur un nombre d’éléments qui vont nous permettre de mieux comprendre ses rouages. De nos jours, nous sommes prisonniers de théories élaborées à partir de délires progressistes, mal contrebalancés par les attentes eschatologiques d’une humanité minée par la corruption de ses institutions. Le triomphe du progrès s’observe dans la transformation de l’humain en objet connecté, rattaché à un réseau fantôme, contrôlant la société de manière directe et bientôt sans recours à la propagande. La valeur de l’objet connecté aura tendance à fluctuer en fonction de sa contribution à l’avènement du surhomme déifié, tant attendu. Dans ce contexte, l’État profond n’est que l’âme damnée de la « machine à broyer l’humain », lancée au profit de l’automate organique créé pour nous remplacer. Ouvert à toutes sortes de comportements jusqu’ici bridés par une morale dépassée...

Nacht und Nebel

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Le 7 décembre 1941 correspond à une date qu’il faut absolument commémorer, car elle se démarque par un appel occulte aux puissances des ténèbres, sollicitées ce jour-là pour activer le voile panoptique indispensable à la transformation d’un pouvoir totalitaire ordinaire en pouvoir absolu. «  Nacht und Nebel  » (Nuit et brouillard), révèle le nom de code d’une importante directive d’Adolf Hitler, donnée le 7 décembre 1941, dans le but d’éliminer toute résistance à son pouvoir ; c’est-à-dire « toute personne mettant en danger la sécurité allemande » dans les territoires occupés par l’Allemagne nazie. Le nom de code s’attribue les paroles envoûtantes tirées d’un sortilège déclamé pour activer la magie du Tarnhelm ou "casque furtif", forgé et mis à contribution dans L’Or du Rhin , premier opéra de la sombre tétralogie wagnérienne, connue sous le titre de L’Anneau du Nibelung .    Les choses ont évolué depuis l’Allemagne nazie. De nous jours il n’est plu...

Soirées musicales de fin d'été

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Nous avons eu le plaisir de recevoir le Quatuor à cordes Franz , venu de Paris pour jouer chez nous, au Bearn des gaves. Quand je dis chez nous, c’est aussi pour préciser que le quartier général durant ces journées de concerts était bien au castet des Antys, vétuste demeure du 18e siècle, rénovée il y a une dizaine d’années, mais sans les améliorations exigées par l’État pour éviter qu'elle soit qualifiée de « passoire thermique ». Il s’agit d’une bâtisse encore authentique (avec 27 fenêtres cintrées, sans double vitrages), tout à fait convenable pour y accueillir les œuvres intimes des grands compositeurs de l’époque : en l’occurrence Wolfgang Amadeus Mozart, dont le Quatuor à cordes No. 15 en ré mineur, K. 421, avait été écrit en 1783, et Joseph Haydn, qui écrivit son Quatuor en ré mineur op.76 No. 2 «  Les quintes  », en 1797. Voilà pour le concert du 31 août, dont je viens de dévoiler le programme. Concert suivi d’un buffet convivial, où le public aura eu ...

L'épuisement

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Ça y est, c’est presque fini… mais personne ne comprend pourquoi. À ce stade la science n’apportera aucune innovation salvatrice, même si la technologie cherchera encore à tout contrôler jusqu’à la dissolution finale. L’explication est pourtant simple. Il suffit de se pencher sur la pratique néfaste de l’abstraction et de la place prépondérante qu’elle occupe au cœur de notre activité mentale. Son rôle, au fil des siècles, nous a amené à une falsification presque complète de ce qui « est », au profit d’une réalité artificielle manipulée par des technocrates indifférents aux conséquences de cette transformation.      Nous sommes obligés de constater qu’il est pratiquement impossible de s’attaquer à l’apport culturel et scientifique des grands génies déifiés par l’élite occidentale, défoncée par son addiction au progrès. La capacité de la caste savante à mettre en place un système infaillible, basé sur l’usage de la logique et de la raison, a donné naissance à...

Futuroscope panoptique

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Nous vivons à une époque où la technologie apporte de nouveaux éléments de contrôle, capables de transformer la société de manière irréversible. L’intelligence artificielle, telle qu’elle se présente avec la plateforme GPT ( Generative Pre-trained Transformer ), va remplacer notre intuition créative par une mimétique infernale. L’ouverture d’esprit, nécessaire à la survie de l’individu dans un monde faussé par des algorithmes générateurs d’informations invérifiables, exige une liberté de penser qui ne doit pas être bridée. Un narratif politique envahissant se profile à l’horizon et l’autorité de ce narratif s’étend déjà de manière récursive à d’autres domaines. S’appuyant sur des schémas cognitifs perfectionnés à l’aide de bases de données massives, la plateforme s’entraîne sur de nouvelles données.      Notre perception de la réalité est cannibalisée par ce mécanisme transformateur répétitif, truffé de préjugés, où l’information se met obligatoirement au service du...