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La vermine

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Dans nos parages, à Salies, le paysan attend patiemment les gelées hivernales pour être débarrassé de la vermine qui grouille sous un climat local particulièrement humide, sans doute favorable à son essor. Dans le cadre d’une catégorisation plus vaste, ramenée à la vie en général, nous sommes tous la vermine de quelqu’un d’ autre , mieux placé dans la hiérarchie des êtres aimés des dieux.      Notre aptitude innée à diaboliser quelques bestioles affamées afin de justifier leur éradication, paraît surprenante à première vue, mais correspond parfaitement à l’état d’esprit du citoyen moderne bien pensant aux prises avec une espèce gênante. Dans l’article précédent, j’ai donné l’exemple du joueur de flûte de Hamelin , conte médiéval qui décrit une situation où les notables de la ville cherchent à se débarrasser d’une meute de rats installés dans leur cité.        Celui qui commande aux rats est quelqu’un de très dangereux. Il a accès à des méthodes ra...

Hypnose collective

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Pas de réveil. La foule s’est endormie d’un sommeil profond et rien ne semble pouvoir la tirer des bras de Morphée, où elle se pâme dans une passivité morbide. L’oreille tendue vers les rengaines débilitantes des médias, elle savoure son cauchemar hypnotique et s’ouvre à l’attente lourde d’un jour sans lendemain. L’information quotidienne, filtrée par les GAFA, déverse ses sédatifs puissants en doses savamment formulées. Il ne reste plus que la musique pour remettre les pendules à l’heure. Le joueur de flûte de Hamelin, personnage aux pouvoirs magiques, sorti tout droit des légendes médiévales allemandes, s’apprête à reprendre du service ( lire le conte ). Il a été appelé aux États-Unis pour débarrasser le pays des rats qui s’y gavent au détriment des habitants (note de l'auteur: toutes ressemblances entre le rat blanc du conte et Klaus Schwab, fondateur du forum de Davos, sont purement fictives). En Russie, le même travail a été fait, mais le magicien n’a pas été payé comme con...

Pensées hivernales

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Les nuits sont longues et le solstice d’hiver approche. À l’obscurité qui nous mine en cette période hivernale s’ajoute la confusion générale engendrée par la politique sanitaire officielle, dont le but devient de plus en plus transparent. Il n’y a plus grand-chose à dire sur la situation actuelle. L’effondrement approche et les gens s’emmêlent encore les pattes dans le choix des comportements prudents à adopter face aux urgences décrétées d’en haut. Ils font et refont le bilan de leur contribution personnelle au bien être collectif, mais leur autosatisfaction civique (« j’ai tout bien fait ! ») cache une appréhension inavouée face à la menace d’une pandémie sans fin. Tous commencent à comprendre que les promesses optimistes d’un retour à la normale n’ont plus aucun sens. À présent le faux et le mensonge se propagent sans opposition, avec la complicité tacite des conseillers scientifiques du gouvernement, prêts à se plier en quatre pour soutenir la politique liberticide ...

Les élections américaines

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Au pays exceptionnel la démocratie triomphe une dernière fois. La sénile amère loque bleue s’est imposée face au vil amerloque rouge. Entre temps le pays part à vau-l’eau et ne se remettra probablement pas des salades électorales huileuses, agrémentées de boniments médiatiques. Il faut bien le reconnaître : le petit peuple, tout le monde s’en fout. La bagarre est entre les milliardaires. L’argent cosmopolite rusé se prépare à instaurer un ordre néo-trotskiste, basé sur le principe d’une révolution technologique mondiale permanente.    On va tous voter!   Ce qui compte en ce moment, pour les trotskistes, c’est le maintien de l’illusion d’un danger insurmontable, qui va servir à arrêter l’activité économique indépendante. Pour bien comprendre, il faut revenir à la collectivisation de l’époque soviétique, qui avait permis de séparer le paysan de sa vache (et d’en faire la propriété de l’État). Tant que le paysan avait sa ferme et sa vache, les directives abstraites d...

Inéluctable transformation

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Il s’agit évidemment de la transformation sociale en cours, qui s’effectue sous nos yeux sans que nous ne puissions en bloquer les rouages ou arrêter la machine infernale lancée par la cité panoptique. Dans ce contexte je m’empresse de souligner l’ incohérence des réactions individuelles face aux multiples crises qui se déroulent depuis le début de l’année. Il fut un temps (il n’y a pas si longtemps) où le logos , conçu en tant qu’instrument de la raison, s’exprimait en premier lieu par un discours cohérent . En privilégiant l’aspect classique de la démarche cognitive, on débouchait non pas sur une science spécialisée, dédiée à la formulation de vérités incontournables, mais sur la voie d’une transparence indispensable à la formulation d’un jugement consensuel.     Or c’est bien cet élément manquant qui interpelle et qui dérange dans le cas des positions adoptées pour gérer la crise du COVID-19. Le recours incessant à l’état d’urgence, justifié par un sophisme à pein...

Musique du futur

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Elle existe, mais demande à être rétablie dans ses prérogatives harmoniques par une science du vivant, dont les ouvertures récentes s’adressent en premier lieu à la santé. Dans cet article, probablement trop long, je vais essayer de résumer ce qui se passe dans les domaines de pointe où cette musique s’affirme. C’est sur un pont jeté entre la nanobiologie et la mécanique quantique que le rayonnement thérapeutique prend forme. Venu des profondeurs ultimes du vivant, il détermine la cohérence, puis le sens de nos discours et de nos actions. Sans lui nous serions privés des éléments essentiels sur lesquelles la vie et la santé se fondent.    Il est clair que le sujet est complexe et vraisemblablement peu abordable en quelques pages, même si c’est ce que je vais essayer de faire ici. Il s’agit avant tout d’aiguiser une curiosité innée pour ce qui se tient derrière ces balbutiements, en espérant qu’ils auront un écho au-delà d’un petit cercle d’individus fatigués par l’aplomb d...

Soirées culturelles de 2020 (suite et fin)

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Toujours un temps splendide à Salies, qui s’est bien accordé avec la visite du pianiste Guillaume Vincent, dont les deux concerts du 11 et 12 septembre se sont déroulés dans des conditions idéales. Je ne vais pas revenir sur la carrière de Guillaume (les détails sont disponibles sur son site https://www.guillaumevincent.net/ ), je vais seulement rappeler que nous l’avions entendu à l’age de 13 ans, lorsqu’il était venu faire une tournée dans la région de San Francisco, organisée par Christine il y a déjà quinze ans.  À l’époque Guillaume était un jeune prodige, que feu Jean-Louis Leroux, premier hautbois de la Symphonie de San Francisco et chef d’orchestre du Ballet, comparait au redoutable pianiste virtuose Johannes Brahms (le compositeur). Voici l’affiche :         Beethoven, Sonate n o 7 opus 10, n o 3         Brahms, Variations Paganini         Liszt          ...