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Retour en Californie

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Me voici dans la baie de San Francisco depuis un mois, à nouveau en résidence temporaire dans la région où j’ai passé cinquante ans de ma vie et où je reviens pour la première fois après trois années d’absence liées aux restrictions sanitaires du Covid.    Le premier article de ce blog, publié à cette époque, n’était qu’une réaction immédiate aux contraintes hors-normes imposées par la soi-disant lutte contre la « pandémie », transformée entre-temps en opération de flicage techno-assistée à l’échelle mondiale. Le comportement passif-agressif des médias chargés de faire durer la crise, tout en y ajoutant la menace d’une guerre sans fin (en attendant la pandémie suivante), ne surprend même plus. Le chaos s’installe sans opposition de la part d’une société fatiguée et abrutie, soumise aux sollicitations soutenues d’un triomphalisme impérial hallucinant, colporté par une classe dirigeante imbue d’elle-même et de son réseau mondialiste omniprésent. Le problème vie...

Un fantôme anarchiste ?

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Il est temps de parler de choses sérieuses. Le monde virtuel vers lequel la cité panoptique nous dirige (pour nous y emprisonner à jamais), émerge rapidement d'un chaos institutionnalisé et instrumentalisé par l'élite transhumaniste fébrile, impatiente de s’affranchir de l’ultime étape : celle qui mène au contrôle total de notre humanité caduque, à présent inutile. Le projet ne date pas d’hier et il est temps de réagir. Il est relativement aisé de prouver que toutes nos institutions (sans exception et à l’échelle globale) sont à présent corrompues et qu’il est inutile de chercher des solutions à ce déclin irréversible en se réclamant d’un système politique quelconque, tout en prétendant le réformer ou le révolutionner. Les slogans d’antan ne sont même plus crédibles. Droite, gauche, capitaliste, communiste, centriste : aucun mouvement ne parviendra à imposer son idéal, dépassé depuis longtemps. Le chaos va tout dissoudre. Il reste néanmoins la certitude que la catastrop...

La fin des Lumières

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Au sens propre et au sens figuré… L’implosion des valeurs occidentales, dites des « Lumières », établies suite aux révolutions scientifiques et sociales de la deuxième partie du 18e siècle, est sur le point de s’achever de manière catastrophique. Il est temps de revenir sur ce qui s’est passé avant que la longue nuit qui nous attend ne s’installe.      Dans ce qui suit, je vais m’inspirer d’un article récent , publié par Alastair Crooke, ancien diplomate anglais et contributeur régulier au site Strategic Culture Foundation  ; auteur que le journal Le Monde présentait déjà avec prudence en 2009  :  « En dépit de son exquise courtoisie, de sa grande discrétion, et de son âge, mûr sans être trop avancé, Alastair Crooke est sans aucun doute jugé excessivement transgressif, trop acéré, et déraisonnablement engagé. Citoyen irlandais et britannique, ancien espion au service de Sa Majesté (il n’en dira pas un traître mot), aujourd’hui installé ...

Soirées culturelles du 12 et 13 juillet 2022

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Revenus en dernière minute de notre périple de quelques semaines à travers la Bretagne, la Sarthe et la Vendée, nous avons eu juste le temps de récupérer le pianiste Guillaume Vincent à la gare d’Orthez, le 9 juillet au soir, peu de temps avant les deux récitals programmés pour le courant de la semaine. Dans le cadre de son troisième passage par le Béarn des Gaves, Guillaume était attendu au Château d’Orion, le 12 juillet, avec un programme dédié au Six Moments Musicaux de Schubert, suivis par les Six Moments Musicaux de Rachmaninov, le tout introduit par la Fantaisie No.4, en ut mineur de W.A. Mozart, connue pour ses changements de tonalité gravitant autour d’une tonalité en ut mineur , aux sonorités à la fois tragiques et romantiques.    L’interprétation de Guillaume, où la retenue et l’approche sobre dominent, nous guide hors du monde sombre d'un vide sans nom. L’informe se transforme petit à petit en musique par une montée en intensité qui préfigure la chevauchée mu...

Soirées culturelles du 16 et 17 juin 2022

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Trente-huit degrés à l’ombre en cette fin d’après-midi du jeudi 16 juin aux Antys. De retour parmi nous pour la troisième fois, Jacques Bernaert s’avance, violoncelle en main, et s’installe à côté de la fenêtre ouverte du salon, devant la bibliothèque, face à une trentaine de personnes qui ne savaient pas trop à quoi s’attendre. Une vague de chaleur débilitante plane sur la région. Annuler ? Pas question. Cinquante invités nous ont répondu, mais les plus fragiles ne sont manifestement pas là. On attend un peu, sans trop y croire. Le doute s’installe, c’est surhumain. Au programme, les six suites de Bach pour violoncelle, étalées sur deux journées consécutives.    « Vous voulez laquelle, pour commencer ? », demande Jacques, optant finalement pour la deuxième au terme d’une introduction nuancée à l’œuvre et à sa place dans le répertoire. Pas évident de saisir l’articulation musicale de ce mégalithe du répertoire classique. Composées quelque part entre 171...

En Andalousie

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Nous voici de retour d’Andalousie, suite à un mois d’absence, au terme d’un périple planifié pour casser le rythme instauré par deux ans de restrictions sanitaires, remplacées aujourd’hui par le goutte-à-goutte de la psychose ukrainienne, administrée à un public placé sous perfusion par les médias.    Pourtant en France tout va bien. Le Ministère de la vérité le confirme. Les résultats sont là : la République est sauvée ! On se croirait dans un remake du film Un jour sans fin ( Groundhog Day , 1993, avec Bill Murray), où la vie quotidienne se rejoue en boucle jusqu’à ce que le résultat souhaité soit enfin obtenu. Quittant l’espace étouffant d’une ferveur républicaine fétide, nous sommes partis vers le sud, en proie à une nostalgie presque inavouable pour les restes d’une époque révolue mais pas encore « annulée » par nos contemporains. Celle où l’Andalousie construisait ses plus belles villes et ses plus beaux monuments.        ...