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Soirées culturelles du 12 et 13 juillet 2022

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Revenus en dernière minute de notre périple de quelques semaines à travers la Bretagne, la Sarthe et la Vendée, nous avons eu juste le temps de récupérer le pianiste Guillaume Vincent à la gare d’Orthez, le 9 juillet au soir, peu de temps avant les deux récitals programmés pour le courant de la semaine. Dans le cadre de son troisième passage par le Béarn des Gaves, Guillaume était attendu au Château d’Orion, le 12 juillet, avec un programme dédié au Six Moments Musicaux de Schubert, suivis par les Six Moments Musicaux de Rachmaninov, le tout introduit par la Fantaisie No.4, en ut mineur de W.A. Mozart, connue pour ses changements de tonalité gravitant autour d’une tonalité en ut mineur , aux sonorités à la fois tragiques et romantiques.    L’interprétation de Guillaume, où la retenue et l’approche sobre dominent, nous guide hors du monde sombre d'un vide sans nom. L’informe se transforme petit à petit en musique par une montée en intensité qui préfigure la chevauchée mu...

Soirées culturelles du 16 et 17 juin 2022

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Trente-huit degrés à l’ombre en cette fin d’après-midi du jeudi 16 juin aux Antys. De retour parmi nous pour la troisième fois, Jacques Bernaert s’avance, violoncelle en main, et s’installe à côté de la fenêtre ouverte du salon, devant la bibliothèque, face à une trentaine de personnes qui ne savaient pas trop à quoi s’attendre. Une vague de chaleur débilitante plane sur la région. Annuler ? Pas question. Cinquante invités nous ont répondu, mais les plus fragiles ne sont manifestement pas là. On attend un peu, sans trop y croire. Le doute s’installe, c’est surhumain. Au programme, les six suites de Bach pour violoncelle, étalées sur deux journées consécutives.    « Vous voulez laquelle, pour commencer ? », demande Jacques, optant finalement pour la deuxième au terme d’une introduction nuancée à l’œuvre et à sa place dans le répertoire. Pas évident de saisir l’articulation musicale de ce mégalithe du répertoire classique. Composées quelque part entre 171...

En Andalousie

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Nous voici de retour d’Andalousie, suite à un mois d’absence, au terme d’un périple planifié pour casser le rythme instauré par deux ans de restrictions sanitaires, remplacées aujourd’hui par le goutte-à-goutte de la psychose ukrainienne, administrée à un public placé sous perfusion par les médias.    Pourtant en France tout va bien. Le Ministère de la vérité le confirme. Les résultats sont là : la République est sauvée ! On se croirait dans un remake du film Un jour sans fin ( Groundhog Day , 1993, avec Bill Murray), où la vie quotidienne se rejoue en boucle jusqu’à ce que le résultat souhaité soit enfin obtenu. Quittant l’espace étouffant d’une ferveur républicaine fétide, nous sommes partis vers le sud, en proie à une nostalgie presque inavouable pour les restes d’une époque révolue mais pas encore « annulée » par nos contemporains. Celle où l’Andalousie construisait ses plus belles villes et ses plus beaux monuments.        ...